Isabelle Hermann Docteure en histoire de l'art chercheusedart.com
 Isabelle HermannDocteure en histoire de l'art chercheusedart.com

Isabelle Hermann / Docteure en histoire de l'art contemporain

Enseigne à l'UCO (Angers)      

Histoire des arts numériques, L3.

Janvier 2018

Proteus, Cahiers des théories de l'art # 13, janvier 2018 : "Greenwashing et greenbashing. L'art écologique à l'épreuve de son mode de financement",  pp. 36-44.

www.revue-proteus.com

 

2 octobre 2017

Communication : Sorbonne Art Gallery, 2 octobre 2017, intervention à l'occasion de la rencontre avec l'artiste préalable au vernissage de l'exposition IAIN BAXTER(&MAN), THE POWER OF, 3 octobre - 4 novembre 2017. 

 

20-21 mai 2016 / Communication

Amphithéâtre Furet de l’EHESS, 105 bd Raspail, 75006 Paris

 

 

« Greenwashing et Green Guerilla : de l’impact du financement sur l’art écologique », communication proposée par Isabelle Hermann à l’occasion du colloque international  « L’art et l’argent : financement du travail artistique et enjeux socio-esthétiques »

 

A partir d’exemples historiques, l’intervenante se propose d’étudier l’impact du financement de l’art écologique sur sa forme, depuis son émergence à la fin des années 1960 jusqu’au lendemain de COP 21. 

 

Robert Smithson, pionnier du thème, s’appuie sur le marché de la réhabilitation des sites miniers aux Etats-Unis qu’une loi de 1971 oblige à dépolluer. Ce mode de financement entrepreneurial l’incite à opérer un revirement plastique stratégique en même temps qu’il lui impose le respect d’un lourd cahier des charges.

 

En contrepoint, des artistes agissent sans autorisation ni financement et se présentent en guerilleros. Ainsi Nicolas Uriburu dénonce-t-il la pollution des cours d’eau, en 1968, en marge de la biennale de Venise,  lorsqu’il répand de la fluorescéine dans le Grand Canal, en vue d’en dénoncer la pollution. Ainsi encore Liz Christy invente-t-elle la green guerilla : elle conçoit des bombes de graines et de terreau à jeter par dessus les palissades des terrains vagues de New York.

 

Ces œuvres séminales seront mises en perspective avec celles proposées à l’heure de la COP 21 – la prise en charge de ce thème par des financements publics et institutionnels a-t-elle un impact sur la forme de l’art écologique actuel ? Laisse-t-elle de la place aux turbulences d’un art plus activiste ? Des éléments de réponse seront puisés dans les œuvres récemment produites par Olafur Eliasson, Michael Pinsky, Heather Ackroyd & Dan Harwey ou Laurent Tixador ainsi que dans les expositions proposées par la Fondation EDF (Climats Artificiels), le Palais de Tokyo (Exit), le Musée de la chasse (Sterling Ruby) et le Centre Pompidou.  

 

Comité d’organisation :

Marion Duquerroy, docteure (Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

Annelies Fryberger, doctorante (CRAL et IRCAM)

Viviane Waschbüsch, doctorante (IReMus/ Université Paris-Sorbonne)

Comité scientifique :

Marc Battier, professeur (IReMus/ Université Paris-Sorbonne)

Esteban Buch, directeur de recherches (CRAL, EHESS/CNRS)

Florent Champy, directeur de recherche CNRS (Université Fédérale Toulouse Midi-Pyrénées)

Nicolas Donin, responsable d’équipe (STMS, IRCAM-CNRS-UPMC)

Pierre François, professeur (CSO, Sciences Po/CNRS)

Hélène Trespeuch, maître de conférences (Université Montpellier 3)

Sylvie Boulanger, directrice (CNEAI)

Bernard Banoun, professeur (Université Paris-Sorbonne)

Arnaud Bertinet, maître de conférences (Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

 

Avec le soutien de :

Le Centre interdisciplinaire d’études et de recherches sur l’Allemagne (CIERA), dans le cadre des colloques « junior »

Le Centre de recherches sur les arts et le langage (CRAL)

IReMus Institut de recherche en Musicologie UMR 8223 (CNRS – Université Paris-Sorbonne – Bibliothèque nationale de France – Ministère de la Culture et de la Communication)

Association Française de Sociologie (AFS) RT 14 Sociologie des arts et de la culture

Université Paris 1 Panthéon Sorbonne

Association du Master Marché de l’Art (AMMA) – Université Paris 1 Panthéon Sorbonne

Thèse soutenue le 5 décembre 2015

 

INHA, 6 rue des Petits Champs / 2 rue Vivienne 75002 Paris, salle Perrot, 2ème étage, 9h/13h. 

 

 

 

 

Directeur de thèse 

Monsieur Philippe DAGEN, Professeur, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

 

Membres du jury 

Madame Laurence BERTRAND DORLEAC, Professeur, Sciences Po Paris, rapporteur

Monsieur Philippe DAGEN, Professeur, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, directeur de thèse

Madame Evelyne TOUSSAINT, Professeur, Université Toulouse Jean Jaurès, rapporteur

Monsieur Pierre WAT, Professeur, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne 

Le Journal des Arts # 445, 13-26 novembre 2015 : "Un engagement ancien et peu reconnu", pp. 15-16. 

Revue Espace Art Actuel # 110, printemps-été 2015, rubrique "Art public',  article "Greenpeace à la rescousse!", Montréal, (Canada), pp. 64-71. 

 

Art et écologie

 

L'auteure de ce site a soutenu en décembre 2015 une thèse, dirigée le Professeur Philippe Dagen à Paris1-Panthéon/Sorbonne, dédiée à l'étude de l'émergence internationale, dans les pratiques artistiques des années 60 aux années 80, d'une nouvelle acceptation de la nature. Quelques artistes, dès le milieu des années 60, considèrent en effet la nature pour elle-même, vivante et fragile et dont l'homme fait partie intégrante.

 

Ce site est envisagé comme un outil de recherche à part entière dans le cadre d'un travail universitaire d'enquête sur les tous premiers artistes préoccupés d'environnement et d'écologie. Les artistes et chercheurs sensibles à ce domaine d'investigation sont bienvenus à échanger leur approche avec son auteure. Il nourrira l'analyse de la période et du thème étudiés.

 

Contact : isabellehermann@free.fr

 

 

Sujet de recherche

 

Green Power ! L’art écologique a-t-il un impact social mesurable? 

Formulations plastiques et militantes, des années 1960 à 1986

 

Dans le contexte économique, social, politique et mass médiatique des années 1960, les reportages photographiques et télévisuels ont pris le relais d'une représentation de la nature et du paysage jusque là réservée aux artistes. Ces images rompent avec la représentation idyllique d'une nature naturelle et pittoresque pour révéler la nature telle qu'elle est, vivante et fragile, dont l'homme fait partie intégrante mais dont il menace l’intégrité. Paysages blanchis autour des cimenteries, forêts décimées, nuages de dioxine s'échappant du réacteur d'une usine chimique, déversement de pétrole en mer : les images des premières catastrophes écologiques frappent l'imagination. La représentation du paysage devient problématique, les concepts liés à l'idée de nature - telles que l'échelle planétaire, le long temps, le climat, la pollution - y introduisent une part d'immatérialité.

 

Des stratégies plastiques et visuelles se mettent en place à un niveau international : les artistes renouvellent leur approche de la nature. Ils l’envisagent dans ses processus physiques et biologiques, comme site à réhabiliter et comme écosystème. Outre la production de tableaux, environnements, objets, performances et photographies, certains rédigent des communiqués, déclarations, manifestes, lettres ouvertes, s’engagent dans des associations, des partis politiques ou mènent des actions concrètes dans la sphère publique, parfois avec quelques résultats.

 

La présentation du corpus de formulations plastiques et/ou militantes forme l’occasion de questionner l’impact de ces travaux - sont-ils l’occasion d’un renouvellement de la fonction sociale de l’artiste ou relèvent-t-il du domaine de l’utopie? Comment leurs auteurs les envisagent-ils ? Leurs effets sont-ils mesurables ? Peuvent-ils faire l’objet d’études d’impact ? Selon quelle méthodologie et avec quelles précautions ?

 

Green Power ! Does ecological art have a measurable social impact?

Plastic and militant formulations, from the 1960s to 1986

 

In the economic, social and political environments of the 1960s, the mass media evolution led photography and television reports to take over the representation of nature and landscape. Until then, the illustration of nature and landscape had been the preserve of artists. The new trend was to move away from the idyllic representation of the natural world in order to reveal nature as it really is, alive and fragile, a nature in which man plays an integral role while also posing a threat to its integrity.

 

Landscapes started to feature ecological disasters such as: decimated forests, clouds of dioxin billowing from chemical reactors, oil spills in the sea or also cement work, – in essence, familiar images that strike the imagination. Such representation of landscape was in itself a challenge. Concepts connected to the idea of nature, such as a global climate, pollution, scale effect, and long term impact, introduced an element of immateriality.

 

Various strategies to create visual and plastic representations were initiated across the world; a number of artists renewed their approach to nature. They envisaged it in its physical and biological processes, and addressed it as a series of ecosystems and locations that need to be rehabilitated. Concrete actions in the public sphere have sometimes produced significant results: photos, objects, performances, environments, as well as draft communiqués, declarations, manifestos, open letters and the participation in associations or political parties.

The presentation of the body of plastic formulation and/or militant acts raises the issue of their impact. Do they represent the renewal of the social role of the artist, or are they just an utopian vision? How do their authors envisage them? Are their effects measurable? Can it be the subject of environmental studies? What methodology to use? and what are its limitations ? 

 

Illustrations:

Nicolas Uriburu, Green Venice, Coloration du Grand Canal (1968) (détail), Venise, photographie, 102x70 cm, collection de la Fondation Uriburu. 

 

Bernard Borgeaud, Muraille d’eau (1971) (détail), performance, documentation photographique, 12 épreuves argentiques, 30x40 cm chacune, collection du Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris.

 

Rubrique mise à jour le 5 avril 2018

 

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© Isabelle Hermann